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    Daniel J. Dwyer
    The Partial Re-enchantment of Nature Through the Analysis of Perception
    Volume 4 (2008), Numéro 6, p. 1-12

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    Résumé: Le réductionnisme scientiste a privé le monde de ce qui avait été un univers enchanté, empli des formes et des esprits qui hantaient le monde médiéval. Merleau-Ponty et Husserl dans son œuvre tardive tentent de réenchanter la nature, mais du point de vue de la perception. Leur insistance sur la structure et la forme perceptuelles est un moyen de protection contre le réductionnisme et donc, en un sens, réenchante le monde qui, pour parler comme Merleau-Ponty, est « con­damné au sens ». Être « con­damné au sens », cela signifie être forcé de reconnaître à nos réalisations rationnelles les plus abouties, à nos actes visant à relier ce qui est séparé à partir d'une relationalité déjà perçue, une dépendance génétique (ou Fundierung) par rapport à des événements de niveau inférieur, pré-rationnels, dans lesquels le soi est présent de façon latente. Être « con­damné au sens » signifie que les réalisations logiques et rationnelles pleinement articulées doivent, pour être dotées de sens, être ramenées à des structures proto-rationnelles dans le champ de la perception. Que Merleau-Ponty et Husserl révèlent la sphère pré-prédicative comme une sphère de simple signification, ce fait reflète une critique commune de l'empirisme. Le monde partiellement réenchanté est un monde conditionné par des horizons de signification qui sont de réels aspects du monde à décrire. Je fais valoir que la perception optimalement monstrative atteint les choses mêmes dans leur télos monstratif où elles se montrent le mieux. Je conclus avec quelques remarques sur la manière dont cette conception du réenchantement mobilise la philosophie de John McDowell, qui est, malgré lui, un partisan de la structure dans le champ perceptuel.

    Abstract: Scientistic reductionism has deprived the world of what was once an enchanted universe full of forms and spirits that haunted the medieval world. Merleau-Ponty and the late Husserl attempt to re-enchant nature but from the point of view of perception. Their insistence on structure and perceptual form provides a bulwark against reductionism and therefore in a sense re-enchants a world, in the words of Merleau-Ponty, that is “con­demned to meaning.” “Condemned to meaning” signifies being forced to acknowledge the genetic dependency (or Fundierung) of our full-blown rational accomplishments, our acts of relating divorced from the already perceived relatedness, on lower-level, pre-rational events in which the self is latently present. Being “condemned to meaning” signifies that fully arti­culated logical and rational achievements must be traced back for their meaningfulness to proto-rational structures in the field of perception. It is a joint critique of empiricism that Merleau-Ponty and Husserl reveal the pre-predicative realm as a realm of genuine meaning. The partially re-enchanted world is one that is conditioned by meaningful horizons, which are real aspects of the world to be described. I argue that optimally disclosive perception gets at the things themselves at their disclosive telos, where they show themselves at their best. I conclude with some remarks about how this conception of re-enchantment engages the philosophy of John McDowell, who is malgré lui a proponent of structure in the perceptual field.

    Mots-clefs: perception, Husserl, Merleau-Ponty, McDowell.

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Bulletin d'analyse phénoménologique